Manifeste
Le travail mérite des outils qui n'appartiennent qu'à vous
Pourquoi nous construisons une suite complète plutôt qu'un produit de plus, et ce que nous refusons de faire pour y arriver.
Depuis quinze ans, les outils de travail se sont concentrés entre les mains de quelques plateformes. C'est commode — et c'est précisément le problème. Quand votre mail, vos fichiers, vos réunions et votre historique de recherche vivent chez le même acteur, sous une juridiction que vous n'avez pas choisie, votre organisation ne possède plus son propre système nerveux. Elle le loue.
Ce que nous croyons
La souveraineté n'est pas un luxe, c'est une propriété structurelle. Elle ne se décrète pas dans une plaquette commerciale : elle se vérifie dans l'architecture. comet s'installe sur vos machines, stocke dans vos bases de données, indexe avec votre moteur. Le jour où vous voulez partir, vous éteignez les conteneurs et vos données sont déjà chez vous.
Une suite vaut mieux qu'une mosaïque. Les alternatives souveraines existent, mais en pièces détachées : un mail ici, un drive là, une visio ailleurs — et à vous la glu des intégrations. Nous faisons le pari inverse : seize applications conçues ensemble, un compte unique, des quotas partagés, des applications qui se parlent. La cohérence est une fonctionnalité.
La vie privée se prouve par la conception. Pas de trackers, pas de régie publicitaire, pas de profilage. Quand notre plan de contrôle mesure votre stockage, il compte des octets sans jamais lire un contenu. Quand notre moteur de recherche journalise une requête, elle est anonyme. Ce ne sont pas des promesses : ce sont des choix d'implémentation, documentés et vérifiables.
La transparence technique est due. Un refus de quota est un message structuré, pas une erreur obscure. Un classement de résultats de recherche s'explique — fraîcheur, autorité du domaine, pertinence — au lieu de se cacher derrière un algorithme opaque. Vous avez le droit de comprendre ce que fait votre outil, et pourquoi.
Ce que nous refusons
Nous refusons de financer le produit par la donnée : pas de publicité, jamais. Nous refusons l'enfermement : des formats ouverts, des exports réels, une architecture standard (Postgres, Redis, S3, OIDC) que n'importe quelle équipe d'exploitation sait opérer. Nous refusons enfin l'« IA-partout » comme argument marketing : quand une fonctionnalité intelligente entre dans comet, elle tourne chez vous, sur vos données, à votre demande.
Ce que cela coûte
Le logiciel, lui, est gratuit : comet est soutenu par les dons, pas par un abonnement ni par vos données. Mais la souveraineté n'est pas gratuite : héberger sa suite demande une infrastructure et un minimum d'exploitation. Nous ne prétendons pas le contraire — nous travaillons à ce que ce coût soit le plus bas possible : un déploiement accompagné, une exploitation prévisible, des mécanismes qui pardonnent (réconciliation, resynchronisation, refus qui ne cassent rien). Le contrôle a un prix ; notre travail est qu'il soit juste.
comet est construit comme un bien d'équipement : quelque chose que l'on installe, que l'on comprend, que l'on garde. Si cette idée vous parle, la suite n'attend plus que votre infrastructure.
Jugez sur pièces
La meilleure façon de vérifier un manifeste, c'est d'en parler avec les personnes qui le portent.